Quelle race d'abeilles choisir ?

En France, on compte 1 000 sous-espèces d’abeilles et 20 000 sur l’ensemble des principaux continents. Ce sont seulement 3 000 sur 20 000 sous-espèces, soit 15% qui vivent en organisation sociale, et seulement 9 sur 20 000 qui sont organisées en colonie permanente en mesure de se reproduire par essaimage. On les appelle les espèces du genre Apis.

En Europe, les races les plus courantes sont :


  • l’abeille noire (apis mellifera mellifera) : c’est l’abeille la plus répandue en France et en Espagne. Elle est rustique, résiste bien aux maladies malgré une sensibilité aux mycoses. Elle régule bien sa colonie qui passe l’hiver correctement. Elle peut survivre avec le varroa sans traitement particulier. Idéale pour l’apiculture extensive avec un minimum de travail à la ruche. Cependant, elle a une tendance à l’essaimage et une tenue au cadre moyenne. Enfin son agressivité est plus marquée que chez d’autres races.


  • l’abeille jaune italienne (apis mellifera ligustica) : C’est l’abeille la plus répandue dans le monde. Elle s’adapte très facilement ce qui fait qu’on la retrouve en Amérique, en Australie ou en Chine. C’est une abeille très prolifique avec un développement du couvain très précoce, ce qui est idéal pour les producteurs d’essaims. Cependant, elle hiverne assez mal en dehors des zones méditerranéennes.


  • l’abeille caucasienne (apis mellifera caucasica) : On l’appelle aussi l’abeille grise et possède de nombreuses qualités. Elle est très douce et bonne productrice sur l’acacia et la luzerne (sa langue est très longue 7mm). Elle se développement lentement et essaime peu. Cependant, elle est sensible à la nosémose et à l’acariose. Enfin, elle récolte très bien la propolis, ce qui peut s’avérer être un défaut lors des visites.


  • l’abeille carniolienne (apis mellifera carnica) : Son berceau s’étend des Alpes à la mer Noire, ce qui fait qu’on la retrouve en Slovénie et en Ukraine. Elle est localisée dans l’est et le sud-est de la France. Elle est particulièrement douce, butine toutes les miellées, se développe rapidement au printemps et consomme peu en hiver et stocke ses provisions près du couvain. C’est l’abeille la moins sensible à la dérive et est peu sensible aux maladies du couvain. Cependant elle a une tendance exagérée à l’essaimage.


  • l’abeille Buckfast : un croisement de deux sous-espèces Apis mellifera mellifera et Apis mellifera ligustica réalisé par le frère Adam au sud de l’Angleterre. Il semble qu’elle soit appréciée pour une apiculture de loisir. La Buckfast a été comparée à la carnica, avec une récolte identique pour ces deux abeilles. Néanmoins, on constate un hivernage beaucoup plus facile avec la carnica, mais un essaimage plus facile à maîtriser avec la Buckfast.


Le choix de la race d’abeille doit se faire en fonction du type d’apiculture, du site de l’installation (ville ou campagne) et des particularités de certaines abeilles (productrice de propolis, de gelée royale ou de résistance aux maladies).





Rédaction Séverine JUILLARD - extraits de "l'ABC de l'apiculture" Jean Lacube, rustica éditions, avril 20113 et de "l'élevage des reines" Gilles Fret, rustica editions, juin 2016.


parrainer une ruche : unerucheenprovence.com



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