Comment les abeilles retrouvent-elles leur ruche ?

Lors des belles journées ensoleillées sans vent, aux heures les plus chaudes de la journée et pratiquement en toutes saisons, on peut observer des quantités d’abeilles qui virevoltent et semblent danser devant la ruche. L’activité sur les planches de vol est très importante et il y a même parfois embouteillage.





C’est un spectacle impressionnant qui ravit l’apiculteur et lui donne des indications positives sur l’état de santé de la colonie. De plus, cette activité importante est souvent le signe que de jeunes abeilles sortent de la ruche pour la première fois !


Lors de leur premier vol, les jeunes abeilles effectuent un vol stationnaire pour repérer leur ruche dans son environnement. Elles effectuent plusieurs sorties et font des vols circulaires de plus en plus grands, en faisant face à l’entrée de la ruche. Il y a des dizaines, des centaines d’abeilles qui sortent et s’orientent en même temps. C’est spectaculaire et cela peut durer plusieurs dizaines de minutes. Ensuite le calme revient petit à petit. Le nombre d'abeilles qui s'agitent diminue progressivement et la ruche reprend son activité normale : on appelle ce type de vol "le soleil d’artifice".


On peut également observer ce phénomène lorsqu’on libère l’entrée d’une ruche qui a été déplacée.





C’est par ces premiers vols que l’abeille va mémoriser l’emplacement de sa ruche : elle initialise ainsi son GPS interne pour la destination "maison" qu’elle saura ensuite retrouver même si elle va butiner à plusieurs kilomètres.


L’abeille, qui apprend vite va intégrer ainsi les caractéristiques de l’environnement extérieur à la ruche : repères visuels et géomagnétiques !


En effet, selon les expériences de J.-H. Fabre, de Lubbock et surtout celles de M. Romanes (Nature, 29 octobre 1886), leur méthode d’orientation paraît plutôt basée sur un repérage extraordinairement minutieux et précis. Ce n’est pas la ruche qu’elles reconnaissent, c’est, à trois ou quatre millimètres près, sa position par rapport aux objets d’alentour.




L’apiculteur peut-il aider l’abeille à se repérer ?


Pour les aider, certains apiculteurs dessinent des signes différents sur chaque ruche (l’abeille reconnaîtrait bien les formes étoilées mais confondrait un carré avec un cercle) ou les peignent de couleurs différentes (l’abeille voit bien le bleu mais serait aveugle au rouge).


Il est aussi conseillé de ne pas placer ses ruches dans un alignement trop parfait qui favoriserait la "dérive" au profit des ruches des extrémités. On parle de dérive quand, à son retour, une butineuse se trompe de ruche.




Que se passe-t-il si une abeille se trompe de ruche ?


Si une abeille se trompe de ruche, et cela arrive fréquemment, elle peut être facilement acceptée par les gardiennes si ses sacoches sont pleines ! Dans le cas contraire, elle sera chassée à l’entrée par les gardiennes de la ruche en question.


Il pourrait y avoir jusqu’à 10 à 20% de travailleuses immigrées dans certaines ruches.




Donc une fois installée, l’apiculteur ne peut plus déplacer la ruche ?


Sauf erreur, l’abeille étant bien programmée pour rentrer à sa ruche, l’apiculteur n’a que deux possibilités pour déplacer une ruche :

  • la déplacer de moins de 50 cm à la fois et en la laissant quelques jours à chaque étape. Mais bien qu’elle ne soit déplacée que de 50 cm, nous pouvons encore observer les butineuses arriver directement sur l’emplacement vide et mettre longtemps avant de se décider à chercher et à trouver leur ruche bien que juste à coté et tout à fait visible.


  • la déplacer (la nuit quand toutes les abeilles sont à l’intérieur) de plus de 5 km ce qui les forcera à réinitialiser leur GPS.




Mais au final comment l’abeille sait-elle qu’elle rentre dans la bonne ruche, et comment les gardiennes savent-elles que l’arrivante est bien de leur bande ?



C’est par l’odorat !


En effet l’odorat et l’émission d’odeur (on parlera de "phéromones") est le mode de communication principal des abeilles. Chez l’abeille, le nez : c’est leurs antennes qui portent des organes sensoriels de plusieurs types.


Toutes les abeilles d’une colonie habitant la même ruche portent la même odeur : c’est leur identité olfactive. A l’entrée de la ruche, les gardiennes contrôlent cette identité avant de laisser rentrer les abeilles.






Une ruche en Provence.

Pour parrainer une ruche, rendez-vous sur : www.unerucheenprovence.fr.

Les ruches sont installées en Provence, au pied du Luberon. Le parrainage de ruches vous permet d'obtenir du miel en contrepartie de votre participation ainsi que de suivre l'évolution de votre ruche au cours de la saison.

Plus de photos et de vidéos sur le compte Instagram de ce projet : @unerucheenprovence

Sources : http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-8-le-soleil-d-artifice-ou-comment-les-abeilles-retrouvent-leur-ruche-47368860.html ; http://asapistra.fr/?q=node/680 ; https://apicourcelles.be/la-vie-des-abeilles-maurice-maeterlinck/

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